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La République de Djiboutie est située dans la corne de l'Afrique sur la Côte Est de l'Afrique.
Située à mi-distance entre l'équateur et le tropique du cancer entre 10°55' et 12°45' de latitude nord et 41° 45' et 43° 25' de longitude est, la République de Djibouti occupe sur le globe terrestre une place peut-être modeste par sa superficie (23 200 km²) mais de première importance de par sa position géographique. D'une part elle se trouve au carrefour de l'Afrique et de l'Asie à l'entrée de la Mer Rouge et d'autre part, du point de vue géologique, elle a la particularité de se situer au point de rencontre de trois grands rifts: la Mer Rouge, le Golfe d'Aden et le rift est africain) (Annexe, Carte 1). Cette situation fait que Djibouti demeure le siège de phénomènes géologiques très caractéristiques et uniques au monde. Pour bien comprendre cette géologie aussi intéressante qu'exceptionnelle, nous décrirons dans la première partie de façon chronologique les principales formations géologiques et, dans la seconde partie, nous évoquerons les phénomènes énigmatiques et exceptionnels en train de se réaliser sous la lithosphère du territoire djiboutien.
Dans le nord une grande région élevée de désert monte pour monter Moussa Ali, le point le plus élevé à Djibouti (3.600 pieds).
Également au nord est Forêt du Day, un parc national sur le bâtir Goda. Dans ce dernier vestige d'une forêt qui a par le passé couvert le domaine sont plusieurs plantes et animaux rares, y compris les singes et l'antilope. Le lac Assal, un phénomène normal unique plus de 500 pieds au-dessous de niveau de la mer, est de 80 mille à l'ouest de ville de Djibouti . Un lac dix fois plus salé que l'océan, lac Assal est un bleu éthéré et entouré dans les collines volcaniques pittoresques. C'est la plus basse eau superficielle en Afrique et le deuxième le plus bas sur terre. Plus loin à la campagne au sud-ouest se trouve l'Abbe de lac, un grand lac de sel bissecté par la frontière de la Djibouti -Ethiopie. L'endroit de Djibouti à cheval sur l'Afrique de l'Est, la Mer Rouge et le Golfe des systèmes de crevasse d'Aden fournit un environnement unique pour l'activité d'étude volcanique, géothermique et de tremblement de terre résultant de la réunion de trois plaques tectoniques. Plus de 600 tremblements se produisent chaque année, pratiquement aucune dont ne sont le feutre. Djibouti a deux saisons. Pendant la saison chaude de mai-à-septembre, les températures de jour font la moyenne plus de ºF 100 et dépassent souvent le ºF 120. Les températures sont parfois accompagnées des vents chauds et arénacés appelés « le Khamsin. ». Les mois de commencement et de fin de la saison chaude sont également marqués par l'humidité élevée, semblable à celui de Washington, DC, été. La saison plus fraîche, à partir d'octobre jusqu'à avril, a les cieux clairs, les brises de manière rafraîchissante fraîches, l'humidité faible légèrement et les températures dans les années 80. En raison de son endroit géographique entre les escarpements éthiopiens et yéménites , Djibouti obtient peu de précipitation. Les pluies occasionnelles se produisent la plupart du temps dans les collines à l'intérieur, mais la moyenne pluviométrique annuelle est seulement 5 à 10 pouces. Les pluies viennent le plus souvent à la ville de Djibouti en automne et jaillissent ; quelques années sont sèches. En raison d'une table haute d'eaux et d'un manque de drainage, la forte pluie rare peut causer l'inondation dans et autour de la capitale.
Djibouti (pays), République en Afrique .
Le relief du territoire djiboutien, essentiellement d'origine volcanique, s'est formé par une série de volcanismes successifs et consécutifs aux phénomènes tectoniques, sur une portion d'un vaste socle très ancien de l'Afrique du nord-est, émergé à la fin de l'époque paléozoïque. Ce socle ne devait subir aucun plissement généralisé mais des mouvements tectoniques locaux ont provoqué de grandes fractures par lesquelles se sont mis en place les volcans successifs. Les plus anciens terrains se rencontrent au sud d'Ali Sabieh. Ce sont des terrains sédimentaires d'âge mésozoïque (Ere secondaire). Ce substratum est limité par deux systèmes de fractures au-delà desquelles les formations plus récentes se sont effondrées. Ainsi ce substratum se trouve en position haute, d'où l'appellation de horst d'Ali Sabieh. Les deux fractures qui limitent ce horst sont injectées par des laves rhyolitiques dont les âges s'échelonnent entre 25 et 19 millions d'années pour l'axe oriental (rhyolites d'Ali Addé) et de 14 à 10 millions d'années pour l'axe occidental. Les laves de ce deuxième axe occupent également la plus grande partie du territoire situé au nord du Golfe de Tadjourah, notamment tous le massif du Mabla (rhyolites de Mabla). Ces rhyolites ont été recouverts il y a 9 à 4 millions d'années par une épaisse série basaltique particulièrement représentée dans le plateau de Dalha au Nord du pays (le trapp de Dalha). Cette série basaltique est elle-même recouverte, surtout à l'Ouest du pays, par une série de basalte et de rhyolites datant de 3,5 à 1,25 millions d'années (série stratoïde). Elle occupe plus de la moitié du territoire djiboutien et les deux tiers de toute la dépression Afar. A l'intérieur de cette série stratoïde, des axes subsidents et étroits (rifts) sont actuellement actifs.En outre, de part et d'autre du golfe de Tadjourah, affleurent des basaltes qui se sont mis en place entre 3 et 1 million d'années, lors de l'ouverture du golfe. Ce sont les basaltes de Tadjourah. Enfin des volcans plus récents se sont mis en place à partir des fractures transversales par rapport aux directions tectoniques générales (NW-SE) de la dépression Afar. Ces volcans forment les îles des Sept Frères dans le détroit de Bâb El Mandeb. Le point culminant du pays avec 2 021 m d'altitude, le Moussa Ali est également récent. Il s'est édifié entre 1 million d'années et une époque très récente (moins de 150 000 ans).Par la suite, des formations sédimentaires récentes se sont déposées sur les dépressions issues des mouvements tectoniques. On peut regrouper ces formations sédimentaires en deux ensembles:
· Celles qui remplissent les dépressions enclavées de l'intérieur du pays (Gobaad, Gaggadé, Hanlé, Der'êla, Assal, Sakâlol, Hâral Awda'a, Harrâlol, Dorra, Andabba, Madgoul, Anse et Margoyta). Ces formations correspondent aux vastes plaines limitées par les formations plus élevées d'origine volcanique. Elles sont d'âge pliocène et quaternaire et sont composées de matériaux détritiques fins et parfois de calcaires lacustres.
· Celles qui occupent les zones côtières orientales, entre Obock et Doumêra, au nord du Golfe de Tadjourah, et entre Djibouti-ville et Loyada, au sud du golfe.Pour aborder ce thème, il est indispensable de faire un bref rappel sur les connaissances actuelles de la structure interne du globe terrestre. La couche supérieure de la lithosphère est différente selon qu'on se trouve au niveau des continents (croûte continentale) ou au fond des océans (croûte océanique). Mais quelle que soit sa nature, la lithosphère repose toujours sur une couche déformable du manteau supérieur: l'asthénosphère. Cette dernière est traversée par des courants de convection (circulation ascendante de matériaux mantelliques chauffés en profondeur par le gradient géothermique). Dans certaines parties du globe, ce gradient géothermique (augmentation de la température en fonction de la profondeur) est tellement élevé qu'il provoque la fusion du manteau. Cette fusion entraîne une augmentation du volume responsable de la fracture de la croûte lithosphérique. C'est le cas à Djibouti dans la zone du Lac Assal où le gradient géothermique est particulièrement élevé (d'où les projets d'installation de forages géothermiques pour la production de courant électrique). Il existe ailleurs sur le globe terrestre des endroits où le géotherme est très élevé (Islande, Italie, Etats-Unis) mais le cas de Djibouti se distingue par le fait que la fracture se fait au niveau de la plaque continentale (plaque africaine). C'est ce qu'on appelle le particularisme djiboutien!En effet, dans le cas des océans en cours d'expansion (par exemple: l'océan Atlantique), l'époque de la naissance ainsi que les processus d'ouverture ne peuvent être reconstitués qu'a posteriori. La République de Djibouti et plus particulièrement la zone d'Assal-Ghoubbet est le seul endroit du globe terrestre où l'on peut suivre en direct les événements tectoniques et magmatiques qui président à l'ouverture d'un océan nouveau. C'est là que la communauté scientifique internationale préoccupée par l'évolution de notre globe vient chercher la solution aux nombreuses questions qui restent encore posées dans les domaines de la cinématique, du magmatisme, des séismes et même de la composition physico-chimique du manteau de la terre.
Souvenons-nous que la découverte du rift Assal-Ghoubbet dans les années 1970 avait attiré vers Djibouti un très grand nombre de scientifiques du monde entier. En effet, depuis la découverte des structures tectono-magnétiques sillonnant les fonds des océans, pouvoir observer la naissance et suivre l'évolution d'un océan était devenu le rêve de tout géologue. En fait, cette océanisation est liée au déplacement de la plaque arabe vers le N-NE s'écartant de la plaque africaine. Cette séparation n'est pas encore définitive. La plaque arabe, presque indépendante, reste attachée à l'Afrique par un seul "pont": la dépression Afar comprenant le territoire de Djibouti. Cette grande dépression qui se prolonge en Ethiopie et en Erythrée, est traversée par un système complexe de grandes cassures dont les plus actives se trouvent entre le bassin du Ghoubbet et le lac Assal (effondrement progressant avec une vitesse de 2 cm/an!).
2.1.3 En résumé
Les grandes formations géologiques de la République de Djibouti se résument de façon chronologique aux plus anciens terrains secondaires d'Ali Sabieh, les différentes séries basaltiques et rhyolitiques mises en place par les volcanismes successifs dont la manifestation la plus récente, l'Ardoukoba, situé à côté du Lac Assal, date de 1978, et les dépôts sédimentaires récents formant de vastes plaines. Cependant le relief du territoire djiboutien sera sujet à de grandes transformations géologiques. Dans quelques millions d'années, l'océan Danakil aura modifié les structures géologiques et géopolitiques actuelles. Désormais la communication entre la Mer Rouge et l'Océan Indien se passera par la dépression Afar. Le futur océan Danakil entrera en expansion, affectant la zone de Suez, et permettra d'établir une communication avec la Méditerranée, fortement rétrécie par la remontée de l'Afrique vers l'Europe, et aboutira par l'isolement d'un nouveau continent Est Africain.
2.2.1 Les principales régions naturelles
Les études concernant les aspects géomorphologiques de la République de Djibouti proviennent essentiellement des deux ouvrages suivants "La végétation et les potentialités pastorales de la République de Djibouti" (Audru et al. 1987) et "Les plantes vasculaires de la République de Djibouti. Flore illustrée" (Audru et al. 1994). Les informations relatives à la géomorphologie revêtent une importance capitale car elles déterminent la formation des grandes entités naturelles de notre pays. Une brève description des principales régions naturelles est donnée dans les sections suivantes.
2.2.1.1 Le Rift de l'Afar
Né des manifestations volcaniques et tectoniques, il s'oriente selon un axe nord-ouest et sud-est. La bordure du fossé d'effondrement de l'Afar est recouverte de basaltes qui alternent avec des dépressions qui se composent de matériaux sédimentaires et, dans une moindre mesure, de colluvions. La variation entre les sommets et les zones déprimées dépassent les 300 mètres. Dans la partie est, se trouve le Mak'Arrassou (1 000 m), avec un système de plateau en forme d'escalier. A l'ouest s'élève le Siyyarou, ensemble compact qui culmine à 1 694 m.
Dans sa partie centrale, le fossé est constitué de trois grandes plaines (de 0 à -12 m) fermées: les Allols, communément appelées: Sak Allol, Haralé et Hagandé. Celles-ci ont la particularité d'être recouvertes de sédiments lacustres qui contrastent avec les formations de basaltes le long desquelles on observe la résurgence de nombreuses sources. Au niveau du Lac Assal, la partie centrale de l'effondrement descend à -154 m. Un verrou volcanique de 200 m d'altitude sépare le Lac Assal et le Ghoubbet al Kharâb.
2.2.1.2 Les Monts Goda, Dadar et Mabla
La chaîne de montagnes, qui contourne au nord le golfe de Tadjourah, est composée d'épaisses séries rhyolitiques altérées au relief accusé, avec la présence de nombreux affleurements basaltiques inférieurs, en zone périphériques. Elle est limitée, dans sa partie nord-ouest, par les formations basaltiques stratifiées du Weima supérieur et les plateaux du Dalha, au nord et à l'est, elle se termine naturellement à l'Oued Saday qui la contourne, pour déboucher à la mer. Au sud, la côte est une succession de deltas semi-circulaires, générés par des apports fluviatiles sablo-gravillonnaires des principaux oueds issus des massifs de la région, exception faite pour le plateau basaltique du Roueli, qui domine la mer de 250 à 300 m. Trois massifs bien distincts forment cette chaîne montagneuse.
Le Mont Goda (1 782 m) s'élève à l'ouest et le Mont Mabla (1 247 m) à l'est. Leurs sommets sont couronnés par des coulées basaltiques stratifiées, qui affleurent en position sub-horizontale, intercalées aux rhyolites; vers l'ouest, ces séries donnent naissance à des versants à gradins, qui évoquent l'enceinte d'un amphithéâtre. Le Mont Dadar (1 382 m) est situé entre les deux précédents et assure la continuité par de nombreux sommets, tous supérieurs à 1 000 m d'altitude, avec un relief plutôt ruiniforme.
Les massifs sont bordés, entre le Roueli et Sagallou, par une surface d'accumulation de conglomérats rhyolitiques en formation de piémont, dont l'altitude est décroissante vers la mer, sans toutefois l'atteindre. Le réseau hydrographique de la région est de type élémentaire et très peu hiérarchisé. Son écoulement se produit avec soudaineté après une averse pouvant jouer un rôle très efficace dans le modelé des versants. Il n'est pas rare, lors d'averses occasionnelles, d'assister pendant quelques heures à une crue en nappe. D'ailleurs, ce dernier caractère est commun à la plupart des oueds du pays.
2.2.1.3 La plaine côtière de Doumêra à Obock
Entre Doumêra et Obock s'étend la plaine alluviale de Bahari. Sa pente générale est légèrement inclinée de l'ouest à l'est, prenant naissance sur les glacis d'accumulation du massif de Badoîtemela à une altitude moyenne de 100 m, pour descendre sur les alluvions fluviomarines au niveau de la mer. Du nord au sud, cette grande entité géographique est interrompue par des reliefs essentiellement basaltiques, tantôt par une coulée de lave associée aux scories à Ibira, tantôt par des buttes-témoins à des plateaux tabulaires, dans le bassin d'épandage du Gontoy, les environs de Godoria. C'est aussi le cas des reliefs majeurs, le Goh et Asa Gineyta. Au sud-ouest, l'ancien cône de déjection du Saday est drainé par des écoulements parallèles, qui tendent à se concentrer dans le centre déprimé de la plaine, limité au sud par le plateau madréporique.
2.2.1.4 Les massifs du Nord-Est
Une région montagneuse est comprise entre les oueds Saday et Weima. Elle est hétérogène, tant par la nature des roches que par son orographie et l'altitude varie entre 800 et 900 m. A l'est, le massif rhyolitique commence par des accidents tectoniques orientés nord-ouest à sud-est. Ces reliefs changent de structure au-delà du Bosali pour prendre un aspect démantelé arrondi. Les plateaux tabulaires de Dalha et Deseyna sont recouverts par une nappe basaltique altérée aux contours dentelés, légèrement inclinée vers le nord. Ils forment la partie supérieure de cette sous-région montagneuse, où prennent naissance les nombreux affluents du Weima. Leurs versants sud limitent le bassin de réception du Saday. Plus à l'ouest, cette région se termine par un massif basaltique stratifié. Il est drainé, depuis le versant nord du Goda, par un réseau dendritique dense qui constitue le bassin supérieur de l'oued Weima.
2.2.1.5 La plaine d'Asa Gueyla et le plateau d'Ayladou
Ces deux unités contrastent avec les régions environnantes, par leur particularité topographique. La plaine d'Asa Gueyla est une surface effondrée entre le Weima supérieur et le plateau d'Ayladou. Dépourvue de reliefs remarquables, elle est recouverte de sables et gravillons avec blocs basaltiques très espacés. L'oued Wabbeyta la sépare à l'ouest du plateau. Cette plaine ne porte aucune mention toponymique sur les cartes, nous proposons de l'appeler "plaine d'Asa Gueyla" par référence au nom de la localité la plus importante de la région.
Le plateau basaltique d'Ayladou commence au sud à 900 m d'altitude et conserve sa forme tabulaire jusqu'au bas de versant du Moussa Ali (2 021 m) à une altitude de 500 m, dominant la plaine d'Asa Gueyla d'une dizaine de mètres. La couverture basaltique est altérée. Elle se présente sous l'aspect de gros blocs basaltiques séparés par une multitude de petites surfaces sablo-argileuses. Les nombreux oueds faiblement marqués drainent le plateau vers l'oued Wabbouyta.
2.2.1.6 La région du sud-ouest
Un compartiment surélevé faisant la suite de cet ample phénomène tectonique est composé de deux plateaux. Il sépare le fossé Gaggadé de la plaine d'Hanlé. Au Nord-Ouest, le plateau du Yager, tabulaire et compact dans sa forme, est escarpé dans ses versants. Sa couverture est un pavage très serré de gros blocs, résultant du démantèlement de la strate basaltique supérieure ; son altitude culmine à 1 389 m. Au Sud-Est, une large vallée le sépare du Baba Aalou. C'est un massif qui atteint 982 m dans son versant-regard face au Yager, et dont l'altitude décroît vers le Sud-Est.
La plaine de Hanlé présente le caractère original d'un compartiment effondré, basculé au Nord-Ouest. Elle prend naissance à 350 m d'altitude sur les terrasses alluviales de l'oued Hanlé, atteint 140 m au pied de Ounda Gamarrià et seulement 110 m dans la plaine de Galafi. Son recouvrement est sablo-gravillonnaire à sableux dans sa partie supérieure et médiane; il devient limoneux dans sa partie inférieure. A Asbahari, les oueds se dispersent en nappe pour emprunter, en aval, le chenal unique de l'Oued Hanlé. Aux pieds du Babba Aalou et du Yager et sur toute leur longueur, s'étale un épais glacis de déjections, large de 3 à 5 km. Ce glacis atteint les avancées basaltiques du Ounda Gamarri, isolant ainsi la plaine de Galafi de la plaine de Hanlé.
Le Dakka est un vaste plateau de forme tabulaire, découpé longitudinalement par de nombreuses fractures. Sa largeur est d'environ 25 km dans sa transversale la plus courte. Il domine, de ses falaises abruptes, les plaines de Hanlé et du Goba'ad. De 450 m, près de Diksa Deré, son altitude croît par paliers successifs jusqu'à 900 m, vers le Kadda Gamarri, autre plateau emboîté sur le Dalka, d'une altitude supérieure à 1 000 m et dont seule la pointe orientale pénètre en République de Djibouti.
Ces deux plateaux ont un aspect commun, parsemés d'une série de plaines allongées limono-argileuses, temporairement inondées, entourées par un épandage de sables basaltiques et limitées par des falaises quasi verticales. Dans l'extrémité sud, la vaste plaine lacustre de Goba'ad correspond au dernier et au plus élevé des bassins de la série précédemment citée. Par extension, nous avons inclus dans cette unité les terrasses supérieures de l'oued Chêkheyti, qui draine les eaux vers Hanlé.
Enfermée entre la falaise d'Airroré au sud et le plateau du Dakka qu'elle contourne au nord, elle prend naissance dans les environs de Dikhil à 450 m, pour terminer au Lac Abhé à 250 m. Deux oueds parcourent cette plaine sans se rencontrer: le Gôba'ad, le plus important, et le Dagadlé, qui, après avoir traversé les larges terrasses sableuses, débouchent dans la zone limoneuse du Lac Abhé.
2.2.1.7 Le Grand et le Petit Bara
Ce sont deux plaines géographiquement bien distinctes, auxquelles nous pouvons adjoindre celle de Qayd, située plus au nord, qui ont des grandes affinités quant à leur genèse et aux caractères endoréiques. Elles sont situées dans un effondrement nord-est à sud-ouest, interrompu par le seuil basaltique de Kourtimaley et les hauteurs de Dikhil, sans lesquelles, elles pourraient communiquer avec la plaine de Gôb'aad. Le Grand Bara est une vaste plaine sablo-argileuse avec un recouvrement limono-argileux de quelques millimètres. Au sud-est, un large épandage de sable et de blocs basaltiques raccorde la partie centrale dénudée aux massifs de Quoton et Hadla. Le Petit Bara, allongé en direction est-ouest, est recouvert de sables basaltiques, hormis une petite surface limono-argileuse dénudée dans son centre.
2.2.1.8 Le Plateau du Gabla et Dolad
C'est un vaste domaine basaltique qui sépare la région du sud-ouest, conséquente à la tectonique du Rift de l'Afar, de la région du sud-est aux orientations structurales quasi perpendiculaires, dont le premier élément est l'effondrement des Bara. Son altitude croît régulièrement du sud à 560 m, vers le nord, par paliers successifs, jusqu'à 850 m au pied du Dolad pour atteindre ensuite et bien plus rapidement le sommet à 1 105 m. A l'ouest, il est entaillé par de nombreuses vallées qui alimentent l'Oued Kori et la plaine de Gaggadé, tandis qu'un réseau hydrographique court et superficiel se déverse dans les Bara. Sur la plus grande partie du plateau, on trouve disséminées de nombreuses petites dépressions au recouvrement argilo-limoneux résultant de l'altération des roches basaltiques.
2.2.1.9 La chaîne du Qoton, Hadla et Galemi
Cette chaîne montagneuse sépare, dans son alignement parallèle, l'effondrement des Bara et la dépression de Werka. Sa ligne de crête orientée sud-ouest / nord-est est décalée vers l'est par rapport à sa masse et, par ce fait, les oueds les plus importants se déversent dans le Grand Bara. L'altitude est de 1 015 m à Oudougo Djogta dans le sud, pour passer à 876 m dans le massif de Hadla et 906 m dans celui de Galemi. Ce dernier massif présente une avancée vers l'ouest, tout en assurant la continuité orographique avec le Bour Ougoul, vaste massif étalé, aux multiples sommets dispersés. Dans sa presque totalité, cette formation est composée d'un empilement d'épaisses coulées de lave altérée à la surface en gros blocs basaltiques. Dans sa partie occidentale, les sommets sont toujours arrondis et les versants rarement escarpés, contrairement aux affleurements rhyolitiques déchiquetés de sa bordure est.
2.2.1.10 La région d'Ali Sabieh
C'est une région d'une forme vaguement triangulaire, dont un sommet pointe aux environs d'Hol Hol, un côté est formé par la chaîne de Qoton, Hadla, Galemi, et l'autre, moins rectiligne de crête est formé par la chaîne de l'Arrey et du Degweyn. Au centre, la dépression de Werka est un bassin drainé par un réseau hydrographique dense, au parcours sinueux. Le massif gréseux d'Arrey, unique dans le pays par sa composition géologique, s'élève à 1 289 m et, comme tous les massifs de la région, est façonné par des larges vallées colmatées d'alluvions. D'autres éléments, remarquables paysages, sont le massif rhyolitique de Boura, 1 007 m, accolé au plateau de Danan et la butte témoin rigoureusement tabulaire de Lougâg Alé.
2.2.1.11 Le Massif d'Arta
Situé au sud du golfe de Tadjourah, le massif correspond à des bombements de type collinaire, dont le sommet le plus élevé culmine à 757 m, où réside la ville d'Arta. Dans la partie septentrionale, il domine de quelques 200 m une côte découpée, à l'exception de quatre vallées très ouvertes sur la mer. Sa masse est composée essentiellement de basaltes stratoïdes et, dans une moindre mesure, d'émergences rhyolitiques en filons. Par sa situation géographique et son altitude, il revêt le rôle important d'impluvium de l'oued Ambouli, qu'il alimente par écoulement superficiel ou souterrain. Dans sa partie sud, au relief arrondi, de larges vallées se raccordent au réseau principal de l'Ambouli, pour s'encaisser de plus en plus profondément à partir de Oueha.
2.2.1.12 Les formations du Ghoubbet el Kharâb
Ces formations correspondent à l'extrémité sud-est de l'effondrement de l'Afar et contournent de part et d'autre le Ghoubbet. Elles sont composées d'une série de coulées basaltiques empilées et fracturées. De gros blocs et des sédiments fins recouvrent cette région ; les roches compactes affleurent rarement; malgré le relief accidenté. La partie centrale, le Data Assal, formée de différentes coulées actuelles, qui lui donnent un aspect bombé, sépare la mer du Lac Assal. Altérées en surface, ces coulées génèrent de vastes zones d'accumulations.
2.2.2 Les sols
Les sols de la République de Djibouti on été peu étudiés jusqu'à ce jour. Les travaux dont on dispose sont partiels ou sommaires. On s'est limité a une présentation succincte des principaux types que l'on a classé en deux catégories: les sols en place et les sols d'apports.
2.2.2.1 Sols en place
· Sols bruns: Ces sols issus de basalte sont en général assez profond (1,10 m selon Blot 1986, pour un profil situé dans la forêt du Day). Ils sont souvent recouverts d'une couche de blocs ou de pierrailles. Ils présentent parfois, notamment dans le massif du Goda, un horizon humifère assez important.
· Lithosols: Les massifs rhyolitiques ou gréseux, au relief accidenté, et, plus rarement, les massifs basaltiques portent des sols jeunes ou lithiques qui alternent avec des éboulis plus ou moins décomposés. Les sols issus de grès ou de rhyolites sont toujours plus acides et pauvres en éléments fins que les sols issus de basalte.
· Sables calcaires coralliens: Ces sols correspondent à la décomposition superficielle des plateaux madréporiques. Ce sont des sables calcaires contenant des fragments de coraux.
2.2.2.2 Sols d'apport
· Colluvions: Ils sont formés par les matériaux déposés au pied des massifs montagneux (glacis, cônes de déjections, etc.). Très hétérogènes, ils sont constitués de blocs de dimensions variables inclus dans des sables souvent grossiers.
· Alluvions fluvio-lacustres: Ce sont des matériaux transportés par les oueds au cours des crues et déposés plus ou moins loin, selon la taille des éléments. Ils sont de deux types. Dans les oueds, les alluvions ont une texture en majorité sableuse. Ils sont souvent composés de lits superposés de sable et de galets. Dans les plaines intérieures et les dépressions endoréiques, les alluvions ont une texture plus fine, limono-argileuse. Les sols des dépressions sont souvent salés.
Endroit
L'Afrique orientale, encadrant le Golfe d'Aden et de la Mer Rouge, entre Eritrea et la Somalie
11 30 N, 43 00 E
L'Afrique
total : 23.000
kilomètres carrés de terre : 22.980
kilomètres carrés d'eau : 20 kilomètres carrés
total : 516 kilomètres
pays de frontière : Eritrea 109 kilomètres, Ethiopie 349 kilomètres, Somalie 58 kilomètres
Réclamations maritimes :
mer territoriale : 12 nanomètre
zone contiguë : 24 nanomètres
zone exclusive : 200 nanomètre
désert ; torride, sec
la plaine côtière et le plateau ont séparé par les montagnes centrales
le plus bas point : Laque Assal -155 m
le point le plus élevé : Moussa Ali 2.028 m
secteurs géothermiques, or, argile, granit, pierre à chaux, marbre, sel, diatomite, gypse, rénovation, pétrole
Utilisation de la terre :
terres arables : 0.04%
récolte permanente : 0%
autre : 99.96% (2005)
Terre irriguée :
10 kilomètres carrés (2003)
Ressources en eau renouvelables totales :
0.3 Cu kilomètre (1997)
Retrait d'eau douce (domestique/industriel/agricole) :
total : 0.02 Cu km/annee (84%/0%/16%)
par habitant : 25 m cube /annee (2000)
tremblements de terre ; sécheresses ; les perturbations cycloniques occasionnelles de l'Océan Indien apportent la forte pluie et les crues subites
Environnement - questions actuelles :
approvisionnements insatisfaisants en eau potable ; terres arables limitées ; désertification ; espèces en voie de disparition
Environnement - accords internationaux :
partie à : Biodiversité, changement climatique, protocole de Changer-Kyoto de climat, désertification, espèces en voie de disparition, déchets dangereux, droit de la mer, protection de couche d'ozone, pollution de bateau, marécages signé, mais non ratifié : aucun des accords choisis
L'endroit stratégique près de world' ; les voies de navigation les plus occupées de bateaux et près des gisements de pétrole Arabes ; terminus de trafic ferroviaire en l'Ethiopie ; la plupart du temps terre en friche ; La laque Assal (lac Assal) est le plus bas point en Afrique
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